GRDF a actualisé son plan de l’emploi suite à la nouvelle tarification ATRD 7. Il affiche désormais une diminution de 6 % des effectifs d’ici 2028 hors projet. Cela suscite des inquiétudes quant à la préservation des emplois et le maintien des compétences alors que la priorité est clairement donnée aux résultats financiers au détriment des agents du Service Public du Gaz.
Pour garantir la sécurité et la continuité du service gazier, il est pourtant essentiel de réduire les dividendes afin de prioriser l’intérêt général. Cela permettrait de maintenir l’égalité d’accès au Service Public du Gaz et de soutenir la transition vers des énergies renouvelables.
La très forte évolution du résultat net des comptes sociaux est due :
Il est nécessaire de réfléchir et de s’interroger sur la corrélation entre les prévisions des résultats financiers et la diminution des effectifs. Alors que le résultat net IFRS devrait augmenter avec les orientations du nouveau tarif ATRD 7, GRDF prévoit une diminution progressive des effectifs d’ici 2028.
Cette décision serait principalement motivée par la nécessité d’ajuster l’organisation de l’entreprise en réponse à la baisse de la consommation de gaz, aux choix politiques délaissant la place du gaz en France et aux contraintes financières liées à la transition énergétique.
Pourtant, l’entreprise dit vouloir développer très fortement le gaz vert dans les prochaines années … Cela devrait pourtant être encourageant.tique en France.
* Les effectifs statutaires en part gaz, y compris l’acheminement, sont estimés en termes de budget et non en fonction des données réelles. (1) agent du service public de l’énergie.
Rappelons qu’en 2023, GRDF a procédé à une augmentation de capital de 250 millions d’euros financée par Engie.
Il serait illusoire de croire que la maison mère s’est muée en bon samaritain. En effet, 86 % de ce montant a été enregistré en prime d’émission dans les comptes de GRDF qui doit donc les rembourser à Engie. Entre 2023 et 2025, les sommes remontées à l’actionnaire sont donc les suivantes :
Le Conseil d’Administration a examiné le texte des résolutions de l’assemblée générale ordinaire prévue pour le 29 avril 2025.
J’ai émis un avis défavorable « par procuration » concernant la deuxième résolution relative au bénéfice distribuable et la troisième résolution portant sur le reste de la prime d’émission.
Les dividendes sont calculés sur la base du résultat net des comptes IFRS. Ils représentent 73 % des comptes IFRS et constituent 13 % du total des dividendes récupérés par les actionnaires d’ENGIE qui ont vu la valeur du dividende par action ENGIE augmenter par rapport à l’année précédente.
De plus, GRDF a décidé de remonter les 139 millions d’euros restants de la prime d’émission issue de l’augmentation de capital en 2023. Pour l’exercice 2024, le total des remontées s’élève à 477 millions d’euros en 2025.
Ces montants substantiels devraient se poursuivre dans les prochaines années, notamment en raison de l’impact positif du CRCP sur le Chiffre d’Affaires. En d’autres termes, GRDF se porte bien avec sa ceinture et ses bretelles et contribue à l’épanouissement de son actionnaire ENGIE.
Rassurez-vous, tout va bien pour les vautours !
Certains osent se plaindre du coût du travail et menacent même de quitter la France car il leur coûterait trop cher.
Pourtant, la redistribution des dividendes aux actionnaires augmente tout comme les aides publiques aux grandes entreprises.
En effet, le montant de ces aides a considérablement augmenté au fil des ans, passant de 9 milliards d’euros en 1979 à 157 milliards en 2019. Elles ont même atteint 192 milliards en 2021 en raison des mesures exceptionnelles liées à la pandémie.
Il est ironique de constater que malgré ces montants importants, il semble difficile de trouver 10 milliards pour financer les retraites.
Ce ne sont rien d’autres que des dogmes et des choix politiques.
En France, la somme des dividendes versés par les entreprises du CAC 40 a augmenté de 8,5 % par rapport à 2024 pour atteindre 72,8 milliards d’euros.
Au niveau mondial, ils ont augmenté de 6,6 % en 2024 par rapport à 2023 et ont atteint un record historique de 1 750 milliards de dividendes.
Cette situation met en lumière la tendance à favoriser le capital au détriment des travailleurs qui sont pourtant ceux qui créent la richesse.
Le système capitaliste repose sur le fait que le salarié ne reçoit qu’une fraction de la valeur totale de son travail, permettant ainsi au capitaliste de réaliser des profits.