Les comptes rendus

CCE GRDF du 11 juillet 2018

11/07/2018

Oui, il y a de l’argent dans les IEG !!! Si nous sommes obligé de le rappeler, c’est bien pour contrer le ma-rasme ambiant qui tente à faire croire qu’il faut que les agents de GRDF se serrent également la ceinture. Depuis 2004, les entreprises historiques des IEG, EDF et GDF ont versé un total de plus de 64 Mil-liards d’Euros de dividendes aux actionnaires (principalement l’état et donc par ricochet aux Français). Dans le même temps, les sup-pressions d’emplois n’ont jamais été si importantes : 10 000 à 13 000 postes ont été supprimés. Ces suppressions s’accompagnent de surpressions sur les agents : charge de travail augmentée, journée de travail augmenté, pression temporelle augmentée… tout cela, con-duisant aux RPS augmentés.

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ENCORE UN GROS CLASH AVEC LE PRESIDENT DU CCE : LE FAIT DU PRINCE !

Lors de cette séance, nous avons pu tester rapidement la volonté d’apaisement de la Direction… !
A l’approbation des PVs des séances précédentes, le Président du CCE, DRHT de GRDF, a refusé de faire procéder au vote du PV de CCE du 30 mai dernier prévu en point 1 de l’ordre du jour (celui qui a été envahi) comme le prévoit la loi et le règlement intérieur du CCE.

Celui-ci a tenté de se justifier en prétextant que le PV ne relatait pas ce qui s’était passé lors de la fin de cette séance, conteste avoir employé le terme « suspendue » au lieu de « levée » la séance et n’accepte pas le texte ajouté par le secrétaire en fin de PV exposant des faits qui montrent que la séance n’a pas été reprise.

Malgré l’argumentation exposée, notamment réglementaire (le secrétaire est responsable du PV), le Président est resté arcbouté sur sa position même s’il n’était plus si serein sur les termes qu’il avait effectivement employé. Le Président se permet de mentir ouverte-ment, le sait et se moque du Personnel que nous représentons allant même jusqu’à traiter de « menteur » le secrétaire de l’organisme !!! Drôle de conception de ses responsabilités en tant que garant de la charte éthique visant à agir en conformité avec la loi et les règle-ments, faire preuve de loyauté et d’honnêteté, respecter les autres.

Même si nous ne contestons pas le fait que des membres du CCE aient mal vécu cette situation, comme d’autres d’ailleurs, un Président de CCE devrait, après s’être calmé revenir à la raison et ne pas mélanger cet évènement désagréable avec un PV de CCE suspendu. C’est un sentiment de revanche et de mépris des représentants des salariés, en particulier la CGT qui a flotté sur cette séance.

Cette posture a engendré une spirale infernale et a poussé les élus du CCE à adopter à une large majorité (CFE n’ayant pas souhaité prendre part au vote) une résolution mandant le secrétaire d’ester en justice pour faire respecter les prérogatives du CCE. Beau boulot à la veille de négociations importantes sur ce qui va remplacer les CE, CCE, CHSCT et DP : La mise en place du CSE dont nous vous reparlerons à la rentrée et qui porte des coups très graves à la défense des salariés, avec la complicité d’autres organisations syndicales (lois Macron).

Consultation annuelle de la situation écono-mique et financière

La situation économique et financière de GRDF montre une gestion de l’entreprise entièrement orientée vers l’actionnaire, aux dépens des usagers comme des Agents. Nous le dénonçons depuis trop longtemps

Les résultats sont toujours aussi élevés avec un EBITDA de 1,749 Md€ (ce qu’il reste du chiffre d’affaire de 3,442 Md€ après avoir payé les salaires et les achats) et un résultat net d’environ 984 M€ (ce qu’il reste de l’EBITDA après avoir payé les impôts, les dotations aux amortissements et les intérêts des prêts).

Les résultats sont plutôt corrects en termes de solde de clients avec + 27542 et une déformation du portefeuille favorable au T2, qui offre la meilleure « marge », mais il faut les comparer aux 11 millions d’usagers, soit une goutte d’eau en fait. L’avenir du gaz est au verdissement, encore faut-il mettre beau-coup plus de moyens dans le développement.

Sur les effectifs, chaque année, nous sommes en retard par rap-port à la trajectoire budgétaire: Après 2016 où il manquait 200 agents statutaires à l’effectif dans un contexte de projets à fort enjeu comme GAZPAR et EOAI, il en manque encore 114 par rapport au budget prévu par le tarif d’acheminement (ATRD 5), ce qui explique 16 M€ d’économie 2017 sur les salaires. Cette baisse de coût sur le dos des Agents est inacceptable et met en grande difficulté les collectifs de travail et ne va pas permettre aux nouveaux Techniciens Gaz par exemple, d’exercer les activités réseaux correctement, de faire de bonnes immersions.

GRDF contribue à hauteur de 37% à la génération de dividendes du Groupe alors que GRDF ne recueille que 6% des investissements de développement du groupe ENGIE. Ce fait est à lui seul révélateur de la position de GRDF dans la stratégie du Groupe : une machine à cash. Le milliard d’euros remonté au groupe, supérieur au résultat de 984 M€ est inadmissible, c’est véritable-ment du détournement d’argent public opéré par GRDF qui disons le tout net n’est pas du tout indépendante du groupe comme le prévoit le code de bonne conduite.

S’agissant du CICE, la CRE a stoppé la fuite de ces capitaux offert par l’état aux seuls actionnaires d’ENGIE (14,2 M€ en 2016) et valorisé à une hypothèse de 15 M€ par an dans le nouveau ATRD 5 (Tarif d’Acheminement Réseaux de Distribution). Seulement, le CICE de 2017 est en fait de 17,4 M€, soit 2,4 M€ dans les caisses de GRDF, donc d’ENGIE. Depuis 2013, ce sont donc plus de 42 M€ financés par les contribuables français qui sont directement allés augmenter les dividendes d’ENGIE.

On observe un retrait des investissements dans la modernisation des réseaux de -24 M€, soit 10% du budget prévisionnel, ce qui est inacceptable au regard du haut niveau de sécurité qu’exige l’exploitation de réseaux gaz. Il ne suffit pas de claironner que la sécurité, c’est l’ADN du Gazier, encore faut-il que cela se tra-duise dans les investissements de renouvellement d’ouvrages. Le bio-méthane est en retrait de -8 M€ mais il semble maintenant que la pompe est « amorcée » pour les années futures.

70 M€ de résultat en plus de ce que prévoit le tarif ATRD 5, notamment en raison d’un retard sur les effectifs, cela représente environ + 4 NR pour 12000 Agents. On a encore « battu le tarif » avec une rentabilité de 5,5% de la BAR (Base d’Actif Régulé = patrimoine économique de GRDF qui est d’environ 15 Md€) au lieu des 5% prévus par le tarif.

Ne doutons pas de la réaction de la CRE lors des négociations sur l’ATRD 6. Par ailleurs, l’actionnaire impose une réduction des coûts de 3% par an qui n’a pas été demandée par la CRE (plan LEAN – 50 M€) La contrainte ne vient donc pas de la CRE mais bien d’ENGIE.1 Md€ remonté à ENGIE en 2017 (comme en 2018), soit plus que le résultat net de GRDF (984 M€). C’est une façon détournée d’endetter GRDF pour le compte d’ENGIE, par ENGIE Finance. Bel arrangement entre amis indépendants les uns des autres ! De plus, ce prêt est assorti du paiement d’une indemnité de rupture astronomique de 82 M€ versée par GRDF à ENGIE Finance lors de la renégociation des taux (reprise d’anciens prêts prohibitifs). Et voilà encore + 4 NR pour 12000 agents qui partent à ENGIE. Ce Md€ devrait plutôt aller aux salaires, aux renouvellements des ouvrages, aux baisses de prix pour les usagers et aux investissements dans les technologies d’avenir, comme le power-to-gas et la pyrogazéïfication, afin d’être en position d’imposer le verdissement du gaz bien au-delà des ambitions des pouvoirs publics.

Vous l’aurez compris, les représentants CGT du personnel ont émis un avis négatif

Bilan Alternance 2017 et Perspectives 2018

Bien que les objectifs légaux de recrutement des alternants soient dépassés par GRDF, ceux-ci sont en baisse constante (-5% par rapport à 2016) et baisseront encore au vu des perspectives 2018. La FNME-CGT espère que le dépassement de l’objectif légal du recrutement des alternants ne soit pas uniquement dans le but d’être
soumis à une potentielle amende !!!

De plus, de fortes disparités existent entre les régions, tant sur l’égalité Femmes-Hommes que sur le recrutement d’alternants en situation de handicap.

La CGT interroge également la Direction quant au nombre de ruptures de contrats en alternance, relativement élevé pour une entreprise telle que GRDF.

La direction reconnait en séance son constat d’échec compte tenu du nombre important de ces ruptures !!
De multiples situations en région nous indiquent qu’il reste encore de gros efforts à faire sur la qualité d’accueil des alternants, ainsi que sur les critères d’embauche de la part des unités.

La politique sociale de GRDF, entre autres vis-à-vis de ces publics précaires, est bien éloignée de l’image que la direction affiche à l’externe !!

Pour toutes ces raisons, développées dans la déclaration en pièce jointe, la CGT donne un avis négatif sur ce dossier.

 

Bilan du plan de formation 2017

Une fois de plus, GRDF n’a pas respecté le prévisionnel voté lors de la mise en place du Plan de Formation 2017. En effet lors du bilan étudié pour cette séance, le total du nombre d’heures réalisées est de 388 801, soit une baisse de plus de 17 % par rapport aux 471 000 heures prévues.

Pour la FNME-CGT, cette baisse n’est malheureusement que le résultat de la politique d’économies décidée par GRDF, qui prend le risque de réduire les coûts de la formation des agents pour remonter toujours plus de cash à sa maison mère !!

Cette politique de tout tirer vers le bas quand il s’agit des agents, se confirme aussi quant au volume dédié pour les formations de développement des compétences. En effet, seulement 2 % du volume total des formations sont attribuées à cette catégorie, pourtant synonyme de reconnaissance… !!!!

La FNME-CGT déplore également, le fait que le volume d’heures important induit par les formations clientèle génère une perte de professionnalisme dans le domaine réseau. Ce constat est également appuyé par la nature des activités effectuées dans les Agences Interventions, lesquelles privilégient le domaine clientèle.

Il y a là une contradiction évidente avec la politique de formation à GRDF, qui vise à l’excellence opérationnelle, notamment sur la Sécurité Industrielle.

Malgré l’enquête lancée par la direction afin d’analyser le faible taux d’accès à la formation des femmes dans l’entreprise, seulement 100 réponses ont été recueillies sur 2500 questionnaires envoyés.

Constat d’échec là aussi !!C’est pour toutes ces raisons, développées dans la déclaration jointe, que la CGT a émis un avis négatif sur ce dossier

Déclaration liminaire

Déclaration en pdf

Si la nuit a pu paraitre courte à certains-e, d’aucuns auront saisi qu’il ne faut pas grand-chose pour que tout un peuple se rassemble et savoure une joie retrouvée si ce n’est, un « bout de cuir » et quelques « pépites ».
A GRDF, cela aussi est possible !

Oui, il y a de l’argent dans les IEG !!!

Si nous sommes obligé de le rappeler, c’est bien pour contrer le marasme ambiant qui tente à faire croire qu’il faut que les agents de GRDF se serrent également la ceinture. Depuis 2004, les entreprises historiques des IEG, EDF et GDF ont versé un total de plus de 64 Milliards d’Euros de dividendes aux actionnaires (principalement l’état et donc par ricochet aux Français). Dans le même temps, les suppressions d’emplois n’ont jamais été si importantes : 10 000 à 13 000 postes ont été supprimés. Ces suppressions s’accompagnent de surpressions sur les agents : charge de travail augmentée, journée de travail augmenté, pression temporelle augmentée… tout cela, conduisant aux RPS augmentées.

Il y a quelques semaines, on apprenait qu’ENGIE avait organisé en catimini la délocalisation de 2 500 emplois de téléconseillers dans des pays à bas coût de main d’oeuvre, participant ainsi au dumping social.

La semaine dernière, on apprenait que le gaz allait augmenter de 7,45% précarisant encore plus les 13 millions de français aujourd’hui en précarité énergétique.

Et cela ne va pas s’améliorer pour les ménages Français : Après la SNCF, le gouvernement va expliquer aux Français que les IEG, doivent s’adapter, pardon, se moderniser !

Modernisation !!! Ce terme n’est pas utilisé par hasard, il instille l’idée qu’EDF et GDF sont archaïques, qu’EDF et GDF ne se sont pas adapté ce qui est faux ! Plus personne en France ne se pose la question de ce qu’il se passe lorsque l’on appuie sur un interrupteur ou même que l’on tourne un robinet…

Si nos entreprises ne s’étaient pas adaptées, il ne se passerait rien !!! Mais les appétits financiers des actionnaires et les velléités de nos dirigeants gestionnaires de vision à court terme vont faire leurs offices, occuper les plateaux télé et dresser un tableau noir de la situation : EDF va mal, la preuve elle vend le terminal méthanier de Dunkerque ! ENEDIS va mal, la preuve, elle n’arrive pas à vendre son linky. ENGIE va mal, la preuve l’état est obligé d’augmenter le tarif du gaz, au-delà des prévisions !

Quand on veut détruire un service public, la recette est toujours la même :
– On déstructure en réduisant les effectifs et en réduisant les marges de manoeuvre sans diminuer la charge de travail collective.
–  Ensuite on désorganise : on change les organisations, plusieurs fois, on change les noms, les missions, on casse les repères
–  Enfin on constate que cela ne fonctionne plus…
–  Pour finir on réforme !

Et on réforme en faisant la part belle aux actionnaires : l’état se désengagera encore plus des entreprises historiques par une session de capital : Les clients finiront par engraisser les actionnaires privés qui n’auront pas d’autres soucis que la rentabilité à court terme… et l’état qui se sera désengagé des IEG devra chercher des rentrées d’argent par d’autres moyens : les français payeront donc deux fois.

La CGT, elle, l’a bien compris car elle se mobilise, avec les agents depuis plusieurs mois. La grogne grimpe en flèche au sein du salariat des IEG notamment à GDRF & ENEDIS mais pas seulement. Hydrauliciens et salariés du Nucléaire également sont en lutte, une lutte historique à plus d’un titre, car les salariés portent des revendications plus que légitimes, qui demandent l’arrêt de la casse de leur outil de travail, par les employeurs, à la solde du grand capital !!!

Les agents dénoncent le démantèlement du service public, craignent un avenir incertain pour les entreprises ou leurs emplois….et ils ont raison !

Ils exigent des conditions de travail dignes et revendiquent une véritable reconnaissance de leur travail par l’ouverture de négociations sur les classifications et les salaires.

Pour rappel :
Les salariés ET la CGT portent des revendications plus que légitimes et demandent :
–  L’arrêt de la casse de notre service public de la distribution,
–  Un Service Public du XXIième siècle répondant aux besoins des usagers,
–  Des augmentations de salaires de 200 € pour tous,
–  Des reconnaissances générales des compétences avec 4 NR pour tous,
–  De meilleures conditions de travail,
–  L’embauche des apprentis et des intérimaires,
–  La ré internalisation des activités,
–  Le maintien des moyens bénévoles,…

Malgré l’attention portée par la CGT aux propositions des directions, le mutisme de ces dernières face à cette colère fait mal aux oreilles…Avec une telle position à ne pas entendre les revendications des salariés, elle ne fait que renforcer la détermination du personnel. Or, à ce jour, ni les directions nationales, ni locales semblent vouloir répondre de manière significative aux justes revendications des agents. A contrario, ces directions préfèrent dépenser, sans compter, notre argent dans des frais d’huissier et autres démarches juridiques afin de casser des salariés légitimes dans leur combat…Mais combien ces sommes représentent-elles en NR… !?

Notre mouvement est déterminé et organisé. Mais considérant que le dialogue n’aboutit pas et qu’il faut en finir avec ce mouvement, ces directions désignent les représentants syndicaux comme boucs émissaires et les assignent en référé au tribunal pour déloger les grévistes considérant qu’ils ne sont qu’une poignée et surtout que ce sont des vandales. Mais les vandales ne sont pas toujours là où on croit les trouver lorsque les directions commettent un acte inqualifiable en détruisant volontairement, à la disqueuse, le grillage d’une agence pour pénétrer sur le site occupé, tout cela, sous la bienveillance d’un huissier…

Mais où sont les vandales…. !!!?

La branche des IEG, et plus particulièrement les Distributeurs GRDF & ENEDIS viennent de connaître un mouvement social inédit. Inédit par son explosivité, sa chaleur, sa détermination, sa jeunesse, et la désertion de certaines organisations syndicales qui n’ont pas daigné participer à la mobilisation et qui aujourd’hui en revendiquent les avancées…

La CGT reste dubitative devant cette attitude de syndicats d’accompagnement qui feignent de ne pas voir ce qui saute pourtant aux yeux, même si, voir est un doux euphémisme,….se réapproprient le cahier revendicatif élaboré par les salariés, en lutte, déposé quelques semaines plutôt par la CGT….. ! Il n’est pas plus aveugle que celui qui ne veut pas voir ! Mais là ce n’est plus de la cécité, c’est du manque de courage … !

Un REX sera bien évidement réalisé sur ce formidable mouvement à mettre à l’actif des personnels mobilisés.
Les congés payés ne sonnent pas la fin de la lutte des classes…..La CGT appelle les agents à se mobiliser, appelle à répondre aux sollicitations de rassemblements et de grève pour défendre un choix de société solidaire.
L’été sera chaud mais la rentrée risque fort d’être brûlante si aucun signe d’avancée concrète n’est donné.
La CGT donne dores et déjà rendez-vous aux agents, retraités, salariés prestataires, lors des multiples actions proposées tout au long de l’été et dès la rentrée, afin que le vent de la révolte ravive les braises de ce printemps déjà révolutionnaire où les torches brûlent encore… !

Et à être encore plus nombreux et engagés dans l’action, par la reprise en main de l’outil de Travail, avec toute la branche des IEG sur les dossiers brûlants que gouvernement et MEDEF ont hâte de voir mettre en oeuvre pour la plus grande satisfaction de ce capital rapace (retraites, Statut, et toujours et encore les salaires et conditions de travail).

Déclaration liminaire 2ème séance

Déclaration pdf

Que dire, une nouvelle fois, de l’attitude méprisante, dédaigneuse, de l’employeur envers les représentants du personnel que nous sommes en ne respectant pas le droit ni même la légitimité de cette instance et les décisions qui y sont prisent, à l’UNANIMITE !!!

Le procès-verbal de la séance du 30 Mai dernier, en possession de toutes et tous est pourtant sans appel, la dite séance n’est bien toujours pas terminée… !!!

La séance du CCE du 30 Mai dernier n’ayant pas été clôturée, vous avez fait le choix, non pas de reprendre celle-ci, là où elle s’en était arrêtée, mais de convoquer un nouveau CCE avec le même ODJ, abstraction faite du point N°1 de ladite séance, la « Présentation pour avis du Projet Evolution des Régions (PER) GRDF 2019 s’inscrivant dans le cadre du processus d’information consultation obligatoire »…

Quel déni de démocratie. Cette insulte aux représentants du personnel que nous sommes, l’irrespect dont vous faite preuve envers les élus et mandatés de cette instance que vous n’êtes pas digne de présider, le dédain vis-à-vis de l’ensemble des salariés qui nous ont élus,…Cette attitude n’est bien évidement pas éloignée des décisions Macroniènes et autres Gatazeries……

Pas de doute que les intérêts du capital sont bien gardés….

Sur la forme, si vous avez décidé de passer outre le droit, ayez au moins le respect de vos interlocuteurs dans le cadre du lancement de vos concertations en région sur le dossier.

En effet et alors que l’encre de la décision du Directeur Général de GRDF est à peine sèche, outre les convocations unilatérales de CE et CHSCT sur PER 2019, vous lancez les invitations avec nos équipes en région, le jour même du CCE, osant même évoquer la difficulté de disponibilité des porteurs du projet sur les régions considérées………..

Si c’est comme cela que vous entendez ramener la CGT autour d’une table de négociation, voir même simplement d’échanges sur le sujet, pour notre part, nous y voyons plutôt là, une nouvelle provocation de votre part, sans pour autant en être étonné !!!

Aussi vous invitons nous à plus de respect envers les élus et interlocuteurs que nous désignerons afin d’espérer pouvoir avoir, enfin, des échanges dignes d’un dialogue social tel qu’il devrait avoir court dans nos entreprises et ce, sans avoir besoin d’en appeler à la bonne intelligence à travers une nième interpellation de notre, de votre PATRON !!!

Sachez que la FNME CGT ne laissera pas passer sans sourciller un projet aussi néfaste pour les agents alors que la direction reste sourde à leur légitime colère sur tous les sujets.

 

Déclaration CGT sur le Bilan Formation 2017

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Les principaux indicateurs en matière de formation apparaissent en nette croissance en 2017, et le taux d’accès des salariés à la formation comme l’intensité de la formation, mesurée par le nombre d’heures de formation rapporté au nombre de salariés formés, connaissent des hausses significatives.

Or, si nous savons pourquoi un tel effort a été fait par GRDF en matière de formation avec, notamment, le projet EOAI qui a pleinement impacté GRDF en 2017, le problème reste que nous n’avons pas les moyens de mesurer l’impact de ces formations spécifiques qui nous aurait permis de mieux mesurer l’effort éventuel de l’entreprise sur le reste des formations.

De même, alors que l’accent est mis sur la digitalisation des formations dans les OGF, le bilan 2017 ne pointe pas de façon particulière ce type de formations complémentaires, ce qui nous aurait également permis de contrôler le respect des Orientations.

Une fois de plus, les élus CGT, en commission emploi formation, ont demandé une cohérence entre les différents documents afin de faciliter le travail des membres dans l’analyse des chiffres prévisionnels à la mise en place du Plan de Formation et les chiffres communiqués lors du Bilan de formation.

Pour exemple, les données communiquées lors du bilan, recouvrent l’ensemble des dispositifs de formation et notamment les contrats de professionnalisation alors que le prévisionnel n’est donné que pour le plan de formation.

S’il s’agit là de noyer le poisson pour mieux camoufler un taux de formation réalisé moindre que le prévisionnel, cela ne suffit pas.

Puisque nous nous sommes aperçus, malgré tous vos efforts, que le nombre d’heures de formation réalisées est de loin, bien inférieur au prévisionnel.

Bien que la catégorie 2 soit amenée à disparaître par l’entremise de la future loi sur la formation professionnelle, qui ne sera, une fois de plus, que la réponse aux exigences patronales, celle-ci est encore existante pour ce qui concerne notre bilan formation 2017. La CGT déplore encore et toujours, le pourcentage ridicule attribué à cette catégorie puisque seulement 2 % du volume d’heures du plan y sont associés.

Pour rappel, la catégorie 2 vise le développement des compétences des salariés. Au regard de la pyramide des âges à GRDF, le besoin de renouvellement des effectifs est de 50 % pour les 10 ans qui viennent. C’est pourquoi, nous pensons qu’il est négligeant voir irresponsable de laisser perdurer une telle situation en n’utilisant pas les moyens adéquats. Le trou de compétences qu’il y aura à gérer demain aura des conséquences qui risquent d’être désastreuses, au regard du service public que nous avons pour mission d’assurer dans les règles de sécurité pour les usagers, les agents et les ouvrages.

La CGT constate également que le volume d’heures important induit par les formations clientèle génère une perte de professionnalisme dans le domaine réseau. Ce constat est appuyé aussi par la nature des activités effectuées dans les Agences Interventions, lesquelles privilégient le domaine clientèle. Il y a là une contradiction évidente avec votre politique de formation qui vise à l’excellence opérationnelle notamment sur la sécurité industrielle.

Il est à noter que les écarts dans le taux d’accès à la formation entre Femmes-Hommes s’accentuent en 2017 de 15 points alors qu’il était de 11.8 points en 2016. Il est par ailleurs inutile de nous servir vos arguments sur l’importance des métiers techniques et donc fortement représentés par les hommes à GRDF puisque, certains CE dans les unités de la DCT et donc avec un effectif Femmes-Hommes équilibré font le même constat dans l’écart d’accès à la formation entre Femmes-Hommes.

Toutefois, nous notons que la direction de GRDF cherche à comprendre cette problématique du taux d’accès à la formation pour les femmes qui reste inférieur à la moyenne par une enquête lancée en 2018, auprès de ce public. Nous espérons que les résultats seront transparents et qu’ils permettront de trouver des solutions pour aider les femmes à mieux accéder à la FPC.

Nous notons également un traitement tout à fait particulier de la part de GRDF vis à vis de certains publics prioritaires. Pour rappel ceux-ci doivent avoir un accès à la formation facilité, pourtant à GRDF les chiffres indiquent l’inverse.

En effet, la catégorie des agents en situation de handicap formés est en baisse et en décalage avec la moyenne de l’entreprise : à 46 heures pour les salariés handicapés contre 52 heures dans l’entreprise. Ceci alors même que ces salariés appartiennent beaucoup plus, toutes proportions gardées, au collège exécution qui bénéfice, lui, d’une intensité de formation de 73 heures.

Notons également la faible intensité de la formation pour les salariés de catégorie V ou sans diplôme, à 45 H par salarié formé en moyenne contre, pour rappel, 73H pour le collège exécution !!!

D’autre part, l’intensité de la formation pour les salariés du collège cadre est bien inférieure aux 2 autres collèges, en proportion de la répartition des effectifs. Nous constatons bien là, l’impact des formations habilitantes qui est visible avec une durée de formation bien supérieure. Pour autant 26 H de formations pour les cadres nous paraissent bien faibles au regard des exigences de l’entreprise en direction de ces publics.
GRDF a décidé de classer un grand nombre de formations en période de professionnalisation, ce qui a pour effet de faire exploser celles-ci de 304 H en 2016 à 35 047 H en 2017.

Si nous pouvons comprendre le souci de GRDF de récupérer une partie des versements effectués à l’OPCA, nous sommes en droit de nous interroger sur le bénéfice retiré pour les agents en termes d’évolution professionnelle.
Pour rappel, la Période de Professionnalisation doit permettre de favoriser l’évolution professionnelle et le maintien dans l’emploi des salariés à travers un parcours de formation individualisé alternant enseignements théoriques et activité professionnelle. Comme le maintien dans l’emploi est de fait assuré à GRDF pour les agents statutaires, il s’agit donc de favoriser l’évolution professionnelle.… Il faut donc que GRDF respecte ses obligations légales vis à vis des agents ayant bénéficié de la Période de Professionnalisation en reconnaissant la formation effectuée. Nous espérons bien que GRDF n’utilise pas ce dispositif uniquement pour optimiser budgétairement les sommes versées à l’OPCA, et qu’elle compte bien en faire bénéficier également les agents !!
Pour toutes ces raisons les élus de la CGT émettent un avis négatif sur le dossier.

Déclaration CGT CCE GRDF sur le Bilan Alternance 2017 et perspectives 2018

Déclaration pdf

En 2017, comme en 2016, les objectifs de recrutement du nombre d’alternants sont dépassés.

Toutefois, avec 391 nouveaux alternants en 2017, le recrutement d’alternants reste inférieur à 2015 et surtout 2016 (- 5 %). Le constat est affligeant : Depuis 2015, les ambitions, que dis-je, les orientations en matière de recrutements d’alternants sont revues à la baisse chaque année.

De plus, des disparités importantes entre les régions nous interrogent. Il y a notamment une baisse sensible dans les régions Auvergne Centre Limousin et MED. Aussi, les élus CGT attirent l’attention pour ne pas créer trop de déséquilibres entre les régions quant à leur politique d’alternance. Une entreprise comme GRDF qui veut soigner son image sociale a un véritable rôle à jouer sur sa politique d’embauche surtout dans les régions les plus sensibles en la matière.

Sur l’égalité Femmes-Hommes nous avons également remarqué des déséquilibres importants entre les régions. Pour exemple, Auvergne Centre Limousin et Manche Mer du Nord (20% des femmes parmi les alternants), Sud-Ouest 25%, Ile de France 27%, alors que le taux moyen est de 33 % de femmes chez les alternants. Cela est d’autant plus inquiétant que cette situation perdure d’année en année. La direction explique cette situation par le fait que les régions n’ont pas le même niveau d’approche en direction des partenaires extérieurs qui aident au développement de l’alternance. Pour les élus CGT c’est, là encore, un souci majeur quant à l’égalité de traitement des régions et à l’impact de GRDF en tant qu’Entreprise Socialement Responsable vis à vis des élus régionaux.

Il y a également un véritable déséquilibre des alternants par famille professionnelle. Cela fait plusieurs séances que nous vous alertons quant à cette problématique. La priorité qui est donnée en matière de politique d’embauche issue de l’alternance aux métiers techniques avec un taux de transformation de 88 % est loin de se retrouver au sein des métiers supports et logistiques. Ceux-ci ont pourtant besoin d’un fort renouvellement des équipes de travail. En effet la pyramide des âges du plan emploi en cours indique un âge moyen très élevé sur ces filières métiers.

Nous tenons également à vous alerter quant à la diminution du taux d’alternants en situation de handicap. Puisque nous dénombrons 2 fois moins d’alternants par rapport à 2016 et 3 fois moins par rapport à 2015. Rappelons que l’objectif de l’accord handicap sur la période 2017-2020 est d’accueillir 50 alternants en situation de handicap sur la durée de l’accord, soit un minimum de recrutement de 12 alternants par an.
Avec seulement 8 alternants présents fin 2017, GRDF devra redoubler ses efforts les années suivantes.
Nous nous questionnons également quant au nombre de ruptures de contrat en alternance qui est relativement élevé pour une entreprise comme GRDF. En effet avec 58 contrats rompus cela représente 14 % des sorties (à comparer à 12 % au niveau inter pro national en 2015).

Nous serions pourtant en droit de penser qu’une politique sociale poussée par des formations de haut niveau et avec des perspectives de carrière à long terme devrait pouvoir fidéliser bien plus les jeunes apprentis que les autres entreprises du secteur privé. Y a t il deux poids deux mesures entre l’image que se donne GRDF et la réalité de sa politique sociale ?

Sur les perspectives d’alternance pour 2018-2019 vous envisagez un recrutement à hauteur de 350 alternants. Ce chiffre confirme, une fois encore la baisse cumulée du nombre d’alternants depuis plusieurs années puisque l’entreprise sera à moins 41 alternants par rapport à 2017.

Vous confirmez également qu’il n’y aura aucune embauche statutaire d’alternants dans les métiers d’appui, alors que nous vous avons démontré, dans le bilan, combien ces métiers ont besoin de renouvellement. Nous ne sommes pas dupes sur votre véritable intention quant à l’avenir de ces filières métiers !!

Nous ne pouvons que constater et dénoncer la seule logique qui vous anime dans la gestion du personnel, c’est celle de faire des économies sur son dos. Ceci en lui demandant d’être toujours plus productif avec toujours moins d’effectif. Les conflits de la dernière période sur tout le territoire national ont pourtant montré combien il devient urgent de répondre aux revendications de toutes les catégories de personnels et de prendre en compte, entre autre, le mieux vivre au travail.

Autant nous comprenons votre souci de recruter des alternants qui puissent répondre à une qualité professionnelle attendue, autant cet objectif semble délaissé dans certaines régions. En effet, nous avons des exemples d’alternants qui ont obtenus leur examen avec mention (très bien) dont le retour terrain est excellent et qui pour autant risquent de ne pas être embauchés du fait d’être jugés, par leur hiérarchie, sur des seuls critères subjectifs de personnalité.

Enfin, sur le recrutement des alternants en situation de handicap, vos perspectives manquent d’ambition puisque pour rappel, l’accord handicap 2017-2020 stipule le recrutement de 50 alternants. Or depuis 2017, ajouté à votre perspective 2018, nous n’en comptons seulement que 20. Cela vous obligera à recruter 15 alternants en 2019 et 15 en 2020 pour atteindre l’objectif de l’accord !!

Pour toutes ces raisons les élus CGT émettent un avis négatif sur le dossier.